Du napalm sur les dystopies
lectures, écritures, avis, combats perdus d'avance et instantanés périmés, morts-nés et autres occlusions de conscience en attendant la suite.
dimanche 6 septembre 2026
Journapalm 2573
samedi 5 septembre 2026
Journapalm 2572
Tu pensais apercevoir des baleines et des orques, des vagues hautes comme des immeubles et des blocs de glace comme des crânes d’albâtre.
Mais ton frêle esquif n’a même pas atteint l’équateur et s’est retourné comme une coque de noix, des avaries plein la calebasse.
Rien de plus normal chez toi, ton esprit a toujours laissé passer la lumière.
vendredi 4 septembre 2026
Journapalm 2571
Assis sur le lit, tu t’enfonces et sens un ressort distendu qui appuie sur le mauvais nerf. Tu lèves la tête, tu tends l’oreille : pas de fuite apparente. Alors tu te couches sans défaire le lit ni retirer tes chaussures. Et tu comptes les secondes qui te séparent de demain.
jeudi 3 septembre 2026
Journapalm 2570
mercredi 2 septembre 2026
Journapalm 2569
La lumière sera t-elle bonne ou devrait-il attendre l’aube ? Ce matin, alors qu’il prenait le petit-déjeuner, la clarté de la lune était vertigineuse. Mais il n’éprouve qu’une maigre attirance pour l’aube. Il a toujours pensé qu’il était plus convenable d’en finir à la nuit tombante, entre chien et loup, quand les limites s’estompent entre les mondes.
mardi 1 septembre 2026
Journapalm 2568
Les pieds du piano posés sur des bouts de bois conciliants.
Ses mains posées sur le clavier, limandes polymorphes
et les doigts qui s’entrecroisent.
Les mouettes moqueuses fientent plus loin, la gravité est
une loterie.
L’équinoxe est pour bientôt, les vagues montrent les muscles.
Elle joue, inlassable, face au vent.
Là-bas, si loin qu’elle l’oublie parfois, des idées d’une Amérique trouble.
Les embruns l’enivrent, mais ses doigts connaissent le chemin.
Intrigué, le vent porte la mélodie jusqu’au rivage pacifique de novembre.
lundi 31 août 2026
Journapalm 2567
dimanche 30 août 2026
Journapalm 2566
samedi 29 août 2026
Journapalm 2565
Depuis, il n’a plus du tout été réveillé à 3h15. Ni même à 6h00 ou 7h15. En fait, il ne s’est plus jamais réveillé. Chaque nuit à 3h15 très exactement il se tourne de l’autre côté de son lit, sans se réveiller et il repart pour vingt-quatre heures de sommeil.
vendredi 28 août 2026
Journapalm 2564
Le chat, témoin de la scène, guetta le moment fatidique où il lui sauta dessus et où, affolé, Rodrigue chuta au fond du tambour. Le félin domestique n’eut alors qu’à refermer le hublot et à lancer le mode essorage.
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