lundi 19 janvier 2026

Journapalm 2344

Sur la photo, c’est son front que l’on remarque, à cause du vent qui soufflait fort ce jour-là. Ses cheveux rebiquent en l’air, pareils à une vague. C’est sa mère qui emploie cette comparaison lorsqu’elle regarde la photo. Ce qu’elle évite, à cause du chagrin. Personne dans la famille n’a jamais fait parler de lui, ils sont des gens simples aux prétentions modestes. Antoine s’est construit tout seul, c’est lui qui a décidé de partir en Amérique et d’y devenir un caïd du banditisme. Sûr qu’il serait encore vivant s’il était resté sagement à Niort.

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