mardi 1 septembre 2026

Journapalm 2568

Posé sur une bande de sable de l’Atlantique, à marée basse.
Les pieds du piano posés sur des bouts de bois conciliants.
Ses mains posées sur le clavier, limandes polymorphes
et les doigts qui s’entrecroisent.
Les mouettes moqueuses fientent plus loin, la gravité est
une loterie.
L’équinoxe est pour bientôt, les vagues montrent les muscles.


Elle joue, inlassable, face au vent.
Là-bas, si loin qu’elle l’oublie parfois, des idées d’une Amérique trouble.
Les embruns l’enivrent, mais ses doigts connaissent le chemin.
Intrigué, le vent porte la mélodie jusqu’au rivage pacifique de novembre.