mardi 29 octobre 2019

Nouveau roman... Nouvelles questions

Parmi les caractéristiques déroutantes de l’écriture de fiction, la phase de démarrage d’un nouveau projet reste la plus étonnante. Qu’importe le passé, qu’importe la confiance, il n’y a plus aucune certitudes au moment de commencer à écrire un nouveau livre. 
On se retrouve avec quelques idées en tête, un univers, une envie, peut-être un personnage, et des outils que l’on doit se réapproprier. On se souvient que l’on a procédé de la sorte dans le temps, il y a… un an, deux ou dix ans, mais que nous avons tout oublié ou presque. Il y a ces bouquins sur l’étagère ou dans nos mémoires, que l’on se souvient avoir écrits, mais sans réussir à comprendre comment. Cette sensation est d’autant plus déroutante qu’elle semble toucher un nombre important d’auteurs, amateurs comme professionnels, tacherons comme doués. Il n’est pas rare que des écrivains réputés et mondialement connus confessent l’agitation, la douleur physique parfois, qui les étreint, la peur de ne plus être capable d’y arriver, au moment de commencer l’écriture d’un nouveau livre. Après avoir sué des mois ou des années sur la réécriture et la correction du précédent livre, l’esprit a chassé de sa grange la méthode et le moment initial de l’écriture, lorsqu’il fallait partir de rien pour arriver à un texte, imparfait, brinquebalant, certes, un premier jet, un brouillon quoi !

Voilà précisément où j’en suis sur ce nouveau roman dans lequel je me suis lancé le 29 août. Après avoir écrit 84 pages - souvent de façon laborieuse – et en proie à de très nombreux doutes, j’ai jeté l’éponge au soir du 14 octobre. Deux semaines d’atermoiements plus tard et une biographie de 6 pages sur le personnage principal de ce roman, j’ai enfin réussi le 28 octobre à poser un plan sommaire de ce roman articulé autour d’une trentaine de chapitres. J’avais sûrement besoin de sauter dans l’inconnu lors de ce premier jet fantomatique dont je ne sauverai que quelques scènes réécrites de façon différente. Ce brouillon du premier jet m’a profondément fait douter, je me croyais incapable d’écrire à nouveau ; j’en ai eu des insomnies. J’ai plusieurs fois envisagé de me lancer sur un autre projet mais je ne sais pas abandonner. Heureusement l’exercice quotidien de l’écriture du Journapalm sur ce blog m’a permis de garder la foi. Je vais donc d’ici quelques jours me lancer dans l’écriture d’un nouveau premier jet de "MargueRichard".

2 commentaires:

  1. C'est super de pouvoir lire et tenter de comprendre ce qu'il se passe dans la tête d'un auteur ! Ce processus est tellement mystérieux pour nous autres, non écrivains !

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  2. Je te rassure, pour moi aussi c'est un processus mystérieux :)

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