Affichage des articles dont le libellé est Louis Calaferte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Louis Calaferte. Afficher tous les articles

mercredi 22 avril 2020

L'extrait du... 22 avril

Plus de dix ans après avoir lu plusieurs volumes des Carnets de Louis Calaferte, je me replonge dans ces pépites. Dans cette oeuvre intime, l'auteur voué aux gémonies du génial "Septentrion" livre un journal précis, rigoureux, un peu mélancolique aussi mais toujours passionnant à lire. 

Je lis en ce moment le  volume 5 "Miroir de Janus" qui couvre les années 1980 à 1981. On y lit en pointillés les angoisses et les intérêts d'un auteur injustement méconnu et honteusement délaissé par l'intelligentsia de la littérature française. 
Calaferte ne s'attache pas aux enjeux du quotidien, il vit pour son oeuvre et démontre dans ce journal une sensibilité et un esprit critique, désabusé par une vie dont il sent que la plupart des arcs lumineux lui filent entre les doigts. 
Je vous soumets un extrait de ces Carnets V, à la date du 11 octobre 1980, qui se pare d'un écho particulier en ces temps de procès #Meetoo et autres guerres de suprématies du genre.  

vendredi 7 octobre 2016

En ces périodes de haines absurdes...

... Rien ne vaut les mots de ceux qui sont déjà passés par là et qui ont expérimenté la vaste folie de notre monde. Comme souvent, ces anciens ont su éclairer notre chemin et nous ont laissé leurs lignes pour rendre le chemin plus lumineux. En la matière, on ne soulignera jamais assez l'importance de Louis Calaferte dans le paysage littéraire moderne.

Haïssez celui qui n’est pas de votre race 
Haïssez celui qui n’a pas votre foi 
Haïssez celui qui n’est pas de votre rang social 
Haïssez, haïssez, vous serez haï. 
De la haine, on passera à la croisade, 
Vous tuerez ou vous serez tué 
Quoi qu’il en soit, vous serez les victimes de votre haine 
La loi est ainsi : 
Vous ne pouvez être heureux seul 
Si l’autre n’est pas heureux, vous ne le serez pas non plus, 
Si l’autre n’a pas d’avenir, vous n’en aurez pas non plus, 
Si l’autre vit d’amertume, vous en vivrez aussi, 
Si l’autre est sans amour, vous le serez aussi. 
Le monde est nous tous, ou rien. 
L’abri de votre égoïsme est sans effet dans l’éternité. 
Si l’autre n’existe pas, vous n’existez pas non plus.