
lectures, écritures, avis, combats perdus d'avance et instantanés périmés, morts-nés et autres occlusions de conscience en attendant la suite.
mardi 31 décembre 2019
Journapalm 143

lundi 30 décembre 2019
Journapalm 142

dimanche 29 décembre 2019
Journapalm 141

samedi 28 décembre 2019
Journapalm 140

Depuis deux ans toutefois le nombre de candidats est en chute libre. Plusieurs guides victimes d’accidents pendant la visite, ça fait désordre. Une paroi rocheuse a même été récemment recouverte de motifs rupestres traduits par d’éminents spécialistes : « Stop à l’invasion touristique ! Dernier avertissement avant qu’on lâche le mammouth domestique ».
vendredi 27 décembre 2019
Journapalm 139

Toujours à le pousser pour qu’il rédige leur foutu papier en lui rappelant le délai qui arrive bientôt à expiration. Avec les mêmes questions dès qu’il les retrouve au petit déjeuner, à midi, le soir. Son quotidien devient un labyrinthe dont chaque allée est occupée par un de ces tyrans à tête en point d’interrogation.
Il n’en peut plus de cette agitation continue, aussi décide-t-il de partir pêcher. Son testament pourra attendre un jour de plus.
jeudi 26 décembre 2019
Journapalm 138

mercredi 25 décembre 2019
L'extrait du... 25 décembre

David Vann - Impurs
(Gallmeister / Trad. Laura Derajinski)
Journapalm 137

- Mais qu’est-ce que tu fais, chéri ?
- Que faites-vous, Gérard ?
Agrippant fermement le plat par les anses, il balança la dinde par-dessus le balcon. Elle plana un moment puis éclata le pare-brise d’une voiture de police.
On se souviendrait de ce Noël. Satisfait, Gérard retourna à l’apéritif et annonça « Dinde 1, Poulet 0 ».
mardi 24 décembre 2019
Journapalm 136

Professionnelle avisée, elle tue sans sourciller ; spécialiste du meurtre familial, surtout les nourrissons remplis de merde fraîche et les ancêtres qui puent le vieux.
lundi 23 décembre 2019
Journapalm 135

Augustin fête ses quatorze ans. Assis au premier rang du train fantôme qui s’élance, il ressort à l’air libre trois minutes après, le visage impassible. Descendant du wagon, il annonce que contrairement aux années précédentes, il n’a pas eu peur et qu’il va porter plainte contre le forain. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il vient de devenir adulte. Et qu’on ne peut pas porter plainte pour cela.
dimanche 22 décembre 2019
Journapalm 134

samedi 21 décembre 2019
Journapalm 133

vendredi 20 décembre 2019
Journapalm 132

Quand la femme lui a expliqué qu’elle avait vu Brutus, son taureau de plus d’une tonne se faire emporter par une rafale et monter à plus de cent mètres du sol, il a à peine tiqué avant d’écrire la déposition. Bien que la femme se déplace avec une canne blanche.
jeudi 19 décembre 2019
Journapalm 131

Après avoir ingéré les anneaux, ceux-ci se sont agglomérés dans son estomac pour former un anneau gastrique naturel. Les semaines qui ont suivi, le dauphin a maigri et perdu ses forces, devenant une ombre. Mais les autres dauphins l’ont trouvé si beau qu’ils lui ont demandé de nager sur un podium.
mercredi 18 décembre 2019
L'extrait du... 18 décembre

Tom Robbins - Jambes fluettes, etc.
(Gallmeister, trad. François Happe)
Journapalm 130

La mère regarde sa montre : « D’accord Kevin mais cinq minutes. »
Le gosse renouvelle le lâcher de billes : « J’adore respirer l’odeur du napalm le matin. »
mardi 17 décembre 2019
Journapalm 129

Le temps a passé, ils ont traversé des tonnes d’eau et sont arrivés devant la banquise.
Le pont supérieur n’était plus condamné. Alors les mousses ont couru comme des dératés sur ce pont trampoline en poussant des hurlements libérateurs. Les corps ont volé dans l’air, mouettes elliptiques à quatre pattes. Ils ont percé la glace en retombant et disparu là-dessous à tout jamais.
lundi 16 décembre 2019
L'extrait du... 16 décembre

"Vous vous apitoyez sur vous-même. Vous avez l'impression de rater quelque chose et vous savez pas quoi. Vous êtes tout seul à l'intérieur de votre vie. Vous avez un métier et une famille et un testament pleinement exécuté, déjà, à votre âge, parce que toute l'idée c'est de mourir bien préparé, mourir dans la légalité, avec tous les papiers signés. Mourir liquide, pour qu'ils puissent convertir en espèces. Dans le temps vous aviez les mêmes dimensions que l'univers observable. Maintenant vous êtes une miette perdue."
Don DeLillo - Outremonde (Actes Sud, trad.Marianne Véron)
Journapalm 128

Dans le lac gelé, il creuse un orifice pour sa canne à pêche quand il aperçoit un corps humain dériver sous la glace. L’homme a les yeux écarquillés et plusieurs poissons affamés s’acharnent sur ce qu’il reste de son nez.
Il soupire, il n’attrapera rien aujourd’hui.
Il soupire, il n’attrapera rien aujourd’hui.
dimanche 15 décembre 2019
Journapalm 127

- D’accord, répond l’inspecteur, mais où sur la place ? C’est important, il faut être précis. Tu as vue jouer la petite qu’on a retrouvé noyée dans le bassin ?
Le miséreux s’est redressé avec difficulté. Même en s’appuyant sur la vitre de l’abribus, il penchait.
- De quel bassin vous parlez exactement ?
Regard noir du flic.
- De celui plein de foutus boules de platanes !
- Alors faut être précis, inspecteur, c'est important. On dit des glomérules, pas des boules…
samedi 14 décembre 2019
Journapalm 126

vendredi 13 décembre 2019
Journapalm 125

jeudi 12 décembre 2019
Journapalm 124
Afin d’agrémenter leurs
manifestations d’un vernis bon enfant, les organisations syndicales
ont accepté la proposition de la Confédération Paysanne de réintroduire le
lancer de tomates pourries comme un acte militant de vindicte populaire. Le
Comité National Olympique a indiqué qu’il en étudiait le caractère Olympique en
vue des JO de Paris en 2024. Les motifs de mécontentement ne manquant pas, la France
serait favorite de la discipline pour remporter une médaille d’or. Ce qui
plongerait le pays dans une liesse lui faisant oublier tous ses griefs contre le
gouvernement ; bel exemple d'alliance réussie entre syndicats et
dirigeants.
mercredi 11 décembre 2019
Journapalm 123

mardi 10 décembre 2019
L'extrait du... 10 décembre

Dan Fante - Les anges n'on rien dans les poches
(éd.10/18 - trad. Léon Mercadet)
Journapalm 122

« Le Docteur Vidal fait de la merde à l’hôpital ! »
La première fois que j’ai entendu cette phrase, de la bouche d’un enfant atteint d’un cancer en rémission, elle m’a amusé. Et puis c’est devenu une rengaine que plusieurs patients ou familles de patients disaient dans mon dos, de façon discrète. Mais certains se sont mis à la prononcer devant moi, me provoquant délibérément. Alors, avec le stress des opérations, la charge de travail, ma femme qui m’a quittée pour mon comptable, j’ai craqué. Et j’ai déféqué là, dans le couloir, à même le sol.
lundi 9 décembre 2019
Journapalm 121

Mais quand l’enfant devenu adulte se rendra compte de son terrifiant pouvoir, il fera alors tout pour éternuer à dessein et, avec une gourmandise sadique, il regardera trembler la civilisation suspendue à ses narines.
dimanche 8 décembre 2019
L'extrait du... 8 décembre

- Je ne vois jamais l'aube, dit Marco d'une voix enrouée, sans me dire en moi-même : Peut-être... peut-être aujourd'hui."
John Dos Passos - Manhattan Transfer
(Folio, trad.Maurice-Edgar Coindreau)
Journapalm 120

« Le père noël n’existe pas ! »
Pourtant, tous les jours de décembre, les enfants peuvent le trouver assis sur le parvis du centre Beaubourg. Il joue des airs de rock à la guitare sèche qu’il accompagne d’un chant guttural, brusque, mais non dénué d’émotion. Quand les jeunes enfants s'étonnent du spectacle auprès de leurs parents, ils obtiennent presque tous la même réponse : « Tu vois, le père noël n’a pas bien travaillé à l’école alors maintenant il doit chanter dans le froid pour manger ». Brisant ainsi un destin de guitariste ou de père noël.
samedi 7 décembre 2019
Journapalm 119

vendredi 6 décembre 2019
Journapalm 118

jeudi 5 décembre 2019
Journapalm 117

mercredi 4 décembre 2019
Journapalm 116

mardi 3 décembre 2019
Journapalm 115

lundi 2 décembre 2019
L'extrait du... 2 décembre

Pascal Garnier - Cartons (Zulma)
Journapalm 114
- Comment ça ?
- Les visites des écoles s’enchainent au printemps.
- Et ?
- Àla fin des visites, les fermiers remettent à chaque enfant un petit livret sur les animaux de la ferme et des ballons.
- Des ballons ?
- Oui, vous savez inspecteur, des ballons de baudruche, que les enfants emportent dans le bus ensuite.
- Je vois. Mais ça n’explique pas comment huit cochons ont réussi à voler au bout d’une corde et être confondus avec des ballons…
dimanche 1 décembre 2019
Journapalm 113
Devant l’arbre de Noël réalisé en tricot, une jeune fille s’esbaudit et approuve l’initiative écologique de l’action. Elle indique au micro de la télévision locale qu’il est important de prendre soin de la planète. De retour chez elle, elle s’installe sur son ordinateur et commande par internet ses cadeaux de Noël. Ça tombe bien, c’est Black Friday, elle achète une foule d’objets fabriqués par des gosses à l’autre bout de la planète qui seront ensuite acheminés par des avions cargos raz la gueule. Les paradoxes sont solubles dans le portefeuille.
samedi 30 novembre 2019
Journapalm 112

vendredi 29 novembre 2019
Journapalm 111

jeudi 28 novembre 2019
Se souvenir d'hier pour s'aider aujourd'hui

Sauf qu’à la différence des maisons, j’essaye d’écrire des livres.
En 2016 la publication de « Brûler à Black Rock » a représenté un achèvement après deux ans de boulot (de l’écriture
du plan au point final de l’ultime relecture). Récemment, j’ai retrouvé des brouillons d’histoire
datant de 2011 et 2012, des amorces de ce que deviendra « Brûler à Black
Rock » plus tard. Et je me suis souvenu en relisant ces manuscrits de ces
débuts d’histoires qui, selon comme on se place, ne verront jamais le jour ou l’ont
vu de façon différente. Mais ces hésitations et ces abandons ont contribué à la
satisfaction ressentie à la publication de « Brûler à Black Rock »
malgré les imperfections de celui-ci.
Je n’ai pas éprouvé autant de difficultés les deux
années suivantes en enchaînant deux autres romans.
Pourtant, après une année d’écriture,
de correction et de publication de nouvelles (« Cirque de masque et d’échasses »)
j’ai décidé de revenir au roman et choisi un thème parmi cinq autres dans la
liste des projets d’écriture en cours. Mais c’est compliqué.
Je me suis expliqué récemment sur le premier jet avorté après 84 pages écrites entre fin août et mi-octobre. J’ai alors rédigé un plan pour m'aider et me redonner un peu d’assurance. Et je suis reparti sur un second manuscrit qui a, lui aussi, commencé à dériver après dix ou douze pages. La semaine dernière dans le TER de retour du bureau, j’ai stoppé ce nouveau manuscrit après une trentaine de pages. Quand on ne prend pas de plaisir, à quoi bon continuer ? Dans les minutes qui ont suivi, valse d’hésitations et d’interrogations ; que faire ? Envisageant un instant de mettre une croix définitive sur ce projet et de repartir sur un autre roman totalement différent (anticipation) j’ai finalement opté pour la dernière chance. Je suis trop attaché à ces personnages pour les abandonner comme ça, sur le bord d’une route désaffectée. Alors, dans les 24 heures qui ont suivi, construction d’un tout nouveau plan avec bouleversement des fondations du récit. J'ai opéré un changement drastique. Suppression de toute la première partie sur laquelle je séchais depuis fin août et qui plombait mes tentatives infructueuses. Changement du point de vue narratif et des ressorts de l’intrigue, profonde modification de l'angle d'attaque, remplacement des fils narratifs pauvres par d’autres que je pense bien plus nerveux pour apporter une coloration différente au récit.

Je me suis expliqué récemment sur le premier jet avorté après 84 pages écrites entre fin août et mi-octobre. J’ai alors rédigé un plan pour m'aider et me redonner un peu d’assurance. Et je suis reparti sur un second manuscrit qui a, lui aussi, commencé à dériver après dix ou douze pages. La semaine dernière dans le TER de retour du bureau, j’ai stoppé ce nouveau manuscrit après une trentaine de pages. Quand on ne prend pas de plaisir, à quoi bon continuer ? Dans les minutes qui ont suivi, valse d’hésitations et d’interrogations ; que faire ? Envisageant un instant de mettre une croix définitive sur ce projet et de repartir sur un autre roman totalement différent (anticipation) j’ai finalement opté pour la dernière chance. Je suis trop attaché à ces personnages pour les abandonner comme ça, sur le bord d’une route désaffectée. Alors, dans les 24 heures qui ont suivi, construction d’un tout nouveau plan avec bouleversement des fondations du récit. J'ai opéré un changement drastique. Suppression de toute la première partie sur laquelle je séchais depuis fin août et qui plombait mes tentatives infructueuses. Changement du point de vue narratif et des ressorts de l’intrigue, profonde modification de l'angle d'attaque, remplacement des fils narratifs pauvres par d’autres que je pense bien plus nerveux pour apporter une coloration différente au récit.
Je suis donc reparti depuis le lundi 26 novembre
sur une troisième mouture du manuscrit, mais cette fois bien différente. Un nouveau premier jet que j’espère
être le bon. Il n’y en aura pas d’autres de toute façon, là ça passe ou ça
casse... à suivre !
Libellés :
Roman,
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Technique d'écriture
Journapalm 110

Avachi sur le sol irrégulier, il sent le contact froid des pavés disjoints sur sa peau meurtrie. Depuis quarante-huit heures, son dos est un champ de labours, son corps la palette de trois artistes de la déglingue. Il ne s’intéresse plus à ses hématomes, il attend juste qu’on lui dise que c’est terminé. Alors, chaque fois que la porte de sa geôle s’ouvre et que derrière ses paupières enflées il devine la silhouette d’un des tortionnaires, il espère. C'est tout ce qu'il lui reste.
mercredi 27 novembre 2019
Journapalm 109

Quand il a basculé de la position allongée à la position assise, ses pieds ont tapé dans une substance poilue et vaguement huileuse. Son esprit embrumé par les somnifères avalés la veille a fait le reste. Il a pensé à un rat arrivé là avec les inondations des derniers jours. Aussitôt il a hurlé. Paniquée, sa femme a allumé. « Tu es fou ou quoi ? Arrête de tyranniser ce pauvre chat ! »
mardi 26 novembre 2019
Journapalm 108

Il n’attend qu’une chose : le mercredi. Quand il part de chez lui en courant, enjambe les herbes hautes, saute les massifs de genêts, et se précipite au cimetière. Là, il déambule dans le silence des tombes apaisant. Le contact des stèles sous sa main le rassure. Le médecin dit à ses parents de ne pas s’inquiéter, qu’il se sent bien avec les morts, que ça lui passera…
lundi 25 novembre 2019
L'extrait du... 25 novembre

J’ai ouvert les yeux. Ta respiration disait que tu
dormais profondément. Je t’ai couverte d’un bras et je suis passé de
l’Argentine à une maison où j’avais autrefois vécu à Palo Alto. Pas de neige à
Palo Alto. Mais j’avais une chambre et deux fenêtres qui donnaient sur
l’autoroute de Bayshore. Le réfrigérateur se trouvait près du lit. Quand
j’étais déshydraté au milieu de la nuit, tout ce que j’avais à faire pour étancher
ma soif c’était tendre le bras pour ouvrir la porte. La lumière à l’intérieur
indiquait le chemin d’une bouteille d’eau fraîche. Une plaque chauffante
jouxtait le lavabo à la salle de bain. Quand je me rasais, la casserole d’eau
bouillait sur la spirale électrique à côté du bocal de café en grains.
Ce matin il y a de la neige partout. Nous en
faisons état. Tu me dis que tu n’as pas bien dormi. Je réponds que moi non
plus. Tu as passé une nuit épouvantable. « Moi aussi. ». Nous sommes
extraordinairement calmes et tendres comme si chacun devinait l’état d’esprit
délabré de l’autre. Comme si nous savions ce que l’autre pensait. Ce n’est pas
le cas, bien sûr. Ce n’est jamais le cas. Qu’importe. C’est la tendresse qui
compte pour moi. Voilà le don ce matin qui m’émeut et me tient. Comme chaque
matin.
J’étais assis sur mon lit un matin, habillé, rasé
de frais, à boire du café, remettant à plus tard ce que j’avais décidé de
faire. Finalement j’ai composé le numéro de Jim Houston à Santa Cruz. Et je lui
ai demandé 75 $. Il a dit qu’il ne les avait pas. Sa femme était partie au
Mexique une semaine. Il ne les avait vraiment pas. Il était serré ce mois-là. «
Pas de problème, j’ai dit. Je comprends. »
Et c’était vrai. Nous avons bavardé encore un peu,
avant de raccrocher. Il ne les avait pas.
J’ai terminé le café, plus ou moins au moment où
l’avion quittait la piste vers le soleil couchant. Je me suis tourné sur mon
siège pour jeter un dernier regard aux lumières de Buenos Aires. J’ai fermé les
yeux pour le long voyage du retour."
Raymond Carver - La vitesse foudroyante du passé
(L'Olivier, trad.Emmanuel Moses)
Journapalm 107

dimanche 24 novembre 2019
Journapalm 106

samedi 23 novembre 2019
Journapalm 105

Lorsqu'il reçut un zéro en maths la veille des vacances de Noël, il comprit qu’il poursuivait un rêve insensé. Son père disait qu'un zéro en maths, c’est rédhibitoire (il utilisait toujours des mots savants). Aussi Maxime pleura-t-il un peu puis chercha un autre métier.
vendredi 22 novembre 2019
Journapalm 104

Comme toujours, il prit soin pour retrouver son chemin de jeter des cailloux blanc derrière lui. Mais pendant qu’il faisait ses courses, un couple de corneille fondit sur ceux-ci et les emporta dans un coin du ciel.
Depuis il marche vers l'inconnu, hagard, et parle à voix haute d’oiseaux noirs en employant des mots mystérieux. Certains individus le suivent, croyant qu’il s’agit d’un nouveau messie.
jeudi 21 novembre 2019
Journapalm 103

Les lendemains suivant le brasier, il a aperçu des gargouilles descendre de leur perchoir et venir se rafraîchir le museau dans la Seine. Certaines ne sont plus remontées, préférant le plancher des vaches à l’odeur de suie. Il le sait, elles se confient à lui.
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