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jeudi 28 novembre 2019

Se souvenir d'hier pour s'aider aujourd'hui

Je n’ai pas la moindre idée de la méthode à suivre pour bâtir une maison. Enfin si, les fondations. Mais sorti de ça, nada, rien, mystère et boule de gomme comme dirait l’ancien. Je n’ai pas davantage d’idée concernant la façon dont il convient de construire et d’écrire un livre. 
Sauf qu’à la différence des maisons, j’essaye d’écrire des livres.

En 2016 la publication de « Brûler à Black Rock » a représenté un achèvement après deux ans de boulot (de l’écriture du plan au point final de l’ultime relecture).  Récemment, j’ai retrouvé des brouillons d’histoire datant de 2011 et 2012, des amorces de ce que deviendra « Brûler à Black Rock » plus tard. Et je me suis souvenu en relisant ces manuscrits de ces débuts d’histoires qui, selon comme on se place, ne verront jamais le jour ou l’ont vu de façon différente. Mais ces hésitations et ces abandons ont contribué à la satisfaction ressentie à la publication de « Brûler à Black Rock » malgré les imperfections de celui-ci.
Je n’ai pas éprouvé autant de difficultés les deux années suivantes en enchaînant deux autres romans. 
Pourtant, après une année d’écriture, de correction et de publication de nouvelles (« Cirque de masque et d’échasses ») j’ai décidé de revenir au roman et choisi un thème parmi cinq autres dans la liste des projets d’écriture en cours. Mais c’est compliqué. 

Je me suis expliqué récemment sur le premier jet avorté après 84 pages écrites entre fin août et mi-octobre. J’ai alors rédigé un plan pour m'aider et me redonner un peu d’assurance. Et je suis reparti sur un second manuscrit qui a, lui aussi, commencé à dériver après dix ou douze pages. La semaine dernière dans le TER de retour du bureau, j’ai stoppé ce nouveau manuscrit après une trentaine de pages. Quand on ne prend pas de plaisir, à quoi bon continuer ? Dans les minutes qui ont suivi, valse d’hésitations et d’interrogations ; que faire ? Envisageant un instant de mettre une croix définitive sur ce projet et de repartir sur un autre roman totalement différent (anticipation) j’ai finalement opté pour la dernière chance. Je suis trop attaché à ces personnages pour les abandonner comme ça, sur le bord d’une route désaffectée. Alors, dans les 24 heures qui ont suivi, construction d’un tout nouveau plan avec bouleversement des fondations du récit. J'ai opéré un changement drastique. Suppression de toute la première partie sur laquelle je séchais depuis fin août et qui  plombait mes tentatives infructueuses. Changement du point de vue narratif et des ressorts de l’intrigue, profonde modification de l'angle d'attaque, remplacement des fils narratifs pauvres par d’autres que je pense bien plus nerveux pour apporter une coloration différente au récit.
Je suis donc reparti depuis le lundi 26 novembre sur une troisième mouture du manuscrit, mais cette fois bien différente. Un nouveau premier jet que j’espère être le bon. Il n’y en aura pas d’autres de toute façon, là ça passe ou ça casse... à suivre ! 

mardi 18 juillet 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 35 à 40

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois !  Article précédent : Journal de bord (31-34)

Phase 12 - En route pour la fin
Alors voilà. La quatrième version de "MANX" est terminée depuis le 14 juillet. J'avoue je n'ai pas été très productif pendant les deux premières semaines de juin et j'ai mis 6 semaines au lieu des 4 prévues pour produire cette v4. Mais qu'importe, ça y est, elle est finie. J'avais établi une synthèse des éléments à corriger à la lumière de certains retours des béta-lecteurs. Je n'ai pas incorporé toutes les suggestions de ces derniers (non Mathieu, je n'ai pas sabré le dernier chapitre par exemple :)) mais j'ai tout de même tenu compte des remarques qui se recoupaient. Exactement comme je l'avais fait pour "Brûler à Black Rock". J'ai également modifié quelques éléments que j'avais moi-même notés durant l'écriture de la v3 (un personnage pas assez creusé à développer, une scène trop longue, un personnage qui ne sert à rien...). Je pense que cette v4 est plus équilibrée donc même si je suis un peu déçu de ne pas avoir amaigri le roman : 656 000 signes contre 610 000 de la 3ème version.

Mais cela peut/va changer puisque comme vous vous en doutiez, après la 4ème version viendra la... 5ème version. Mais là ça va être beaucoup plus soft en terme de modifications. 
Je vais prendre quelques jours de congés et profiter de ce petit break pour corriger l'épreuve manuscrite de cette v4. Le fond a déjà été corrigé, il s'agira maintenant de corriger uniquement la forme, ce qui sera plus rapide. Je ne garantis pas de réduire de façon drastique ce roman mais je vais essayer d'aller à l'essentiel et de supprimer tout passage inutile (pas facile tant j'ai tendance à me répandre mais je sais que c'est mal). 
D'ici deux ou trois semaines je pense que j'aurai fini de relire et de corriger cette v4 et la v5, la quasi définitive, sera prête. Il ne restera plus qu'à refaire une dernière correction orthographique et je pourrai me plonger dans le processus de publication sur la deuxième quinzaine d'août. Ce nouveau roman sera donc disponible dès la première semaine de septembre. J'ai trouvé le titre définitif mais je réserve la surprise pour la prochaine fois !  

Sinon, j'ai profité du long week-end du 14 juillet pour corriger également la version imprimée de "Waterloo en maillot de bain" qui souffrait de quelques coquilles. Je mettrai à profit le mois d'août pour republier une version expurgée de celles-ci. 
Et je pourrai donc me plonger dans de nouveaux projets dès le début du mois de Septembre, et j'ai beaucoup de projets ! Sur ce, bon été à tous ! 

lundi 1 mai 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 27 à 30

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois !  Article précédent : Journal de bord (25&26)

Phase 10 - Finir le 3ème jet ! 

Grâce à trois semaines de congés, il m'aura fallu un peu moins de temps que prévu pour finir ce 3ème jet. L'air de rien, c'est une grande étape de faite. Car maintenant, il va être temps de confronter ce manuscrit à ses premiers lecteurs. Ceux qui vont avoir la mission de lire et de dire ce qui ne va pas dans l'histoire, dans les personnages... Pour moi, il est temps de prendre un peu de recul sur cette version et de la laisser reposer le temps que les bêta lecteurs aient eu le temps de lire et de compiler leurs remarques. Fort de ces commentaires, je retoucherai le manuscrit pour en faire un 4ème jet en juin. 

En attendant, je ne vais pas chômer pour autant, j'ai des idées bien avancées pour quelques nouvelles. Des histoires courtes et rapides à écrire, c'est exactement ce dont j'ai besoin après plusieurs mois déjà passés sur MANX...

lundi 3 avril 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 25&26

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (23&24)

Phase 9 - Et maintenant, le troisième jet ! 
Le second jet est passé à la moulinette. Cela a pris huit jours, stylo bleu et stylo rouge en main pour traquer les incohérences dans le récit, les problèmes de structure narrative, les choses manquantes ou les choses inutiles puis à tout compiler dans le cahier prévu à cet effet.

Maintenant, je vais reporter sur les chapitres du second jet les choses vues lors de cette étape. On ne fait pas encore du détail, mais ce n'est plus vraiment du gros oeuvre non plus. Donc ça avance doucement mais ça permet tout de même de garder confiance, espoir et toutes ces choses indispensables pour ne pas jeter l'éponge au milieu de la somme de travail restant à fournir et qui peut parfois démobiliser. 

Il me faut en moyenne deux journées par chapitre, c'est beaucoup plus long que je l'avais estimé mais c'est une étape déterminante car le résultat commencera à ressembler au produit fini. Ce troisième jet constituera en effet la première version à confier aux bons soins des bêta-lecteurs. Si cela vous intéresse, n'hésitez d'ailleurs pas à vous signaler, j'aurais besoin de quelques lecteurs motivés et disponibles en juin. 

dimanche 12 mars 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 23&24

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (21&22)

Phase 8 - Terminer son second jet ! 
Voilà, le second jet est terminé. Malgré pas mal de petits pépins qui m'ont empêché de le boucler dans le planning prévu, mais qu'importe, me voilà avec un second jet de presque 500 000 signes qu'il faut maintenant corriger.
Alors corriger ça veut tout dire et ça veut rien dire. Il est encore trop tôt pour corriger les mots, les phrases et le style. Le premier jet c'était couler les fondations de la maison, le second jet c'était monter les murs... Maintenant il faut s'assurer que les murs sont bien droits et poser le toit, revoir l'étanchéité... Pour les finitions on verra plus tard, là c'est encore le gros œuvre. 

Cette correction va donc s'intéresser au fond de l'histoire avant toute autre chose. Il faut traquer les erreurs de cohérence dans la progression des intrigues, les énoncés contradictoires, s'assurer que les personnages ont bien une voix, qu'ils progressent dans l'histoire et que tout ce que je voulais dire est bien là, emmené de façon progressive et de telle manière qu'on y croit. Il faut donc devenir lecteur l'espace de quelques jours, avec deux stylos de couleur et un carnet de notes. J'ai pour habitude de travailler ainsi, avec du bleu et du rouge.
- Noter en bleu ce qu'il faut renforcer, revoir au fil de l'histoire (les bonnes idées oubliées en route par exemple, les traits de caractère qui ne sont plus utilisés ensuite). 
- Noter en rouge ce qu'il faut ajouter ou au contraire enlever.  Des blocs entiers parfois que j'écris directement sur mon carnet pendant la relecture ou des annotations pour les développer plus tard.
On commence donc déjà à construire le troisième jet qui sera un second jet amélioré. Au niveau du planning, prévoir deux ou trois semaines. En avant ! 

jeudi 16 février 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 21&22

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (19&20)

Phase 7 - Le second jet : Semaines 5 et 6

Il avance plutôt bien ce second jet. Alors oui, c'est vrai, de façon un peu anarchique. Je profite de chaque parcelle de temps grignotée aux affres du quotidien pour me retrouver en tête à tête avec mon Macbook. Riche idée d'ailleurs d'avoir investi dans un portable car l'iMac de bureau est souvent squatté par la famille. Je peux également me laisser aller le soir à écrire depuis mon lit, ce qui n'est pas inconfortable du tout. Il m'arrive aussi d'écrire dans le train pour aller au boulot, sur un coin de table ou même dans une salle d'attente. Ceux qui prêchent pour un espace dédié à l'écriture, un lieu sanctifié où l'auteur doit s'isoler et se retrouver dans une sorte de transe créatrice en seront pour leurs frais. Je peux écrire partout, à n'importe quelle heure du jour et (surtout) de la nuit.
Alors, en pratique, la qualité n'est pas toujours au rendez-vous mais l'avantage d'avoir préparé en amont un synopsis assez détaillé me permet de savoir de quoi je veux parler dans chaque chapitre. Je n'ai alors qu'à me concentrer sur la façon dont je souhaite ordonnancer les idées. La construction des phrases, leur polissage interviendra à la toute fin, donc pour l'instant je ne m'attache pas à faire joli. Même si parfois il y a quelques inspirations qui ne me semblent pas trop dégueulasses, sur le moment, à voir plus tard à la relecture à tête reposée. 

Bref, ces deux semaines ont permis d'avancer et d'attaquer la troisième et dernière partie du livre (une partie faisant grosso modo dix chapitres). En ce 13 février, j'ai donc terminé le chapitre 24. Le fait de voir que le récit progresse et que l'intrigue est sur le point de basculer reste une source de motivation à nulle autre pareille. Je sens que la fin du second jet approche et je vais profiter d'une semaine de vacances pour le boucler. Et même si je sais que je trouverai sûrement tout cela un peu faible à la relecture, je constate que la régularité à laquelle je m'astreins depuis l'écriture de "Brûler à Black Rock" porte ses fruits. Tout coule de manière plus fluide, plus simple. C'est un plaisir de le vivre et aussi un plaisir de pouvoir en faire le constat. 

lundi 30 janvier 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 19&20

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (17&18)

Phase 7 - Le second jet : Semaines 3 et 4
Deux semaines supplémentaires viennent de s'écouler. Le rythme n'est pas aussi bon que je le voudrais mais ça s'améliore. J'ai pondu 50 nouvelles pages et surtout la structure du roman final est là. J'ai la sensation que les choses sont claires dans mon esprit sur là où je veux aller et que ce que j'écris depuis trois semaines correspond à cette direction. C'est tout l'intérêt d'avoir passé deux mois à écrire un premier jet en fin d'année 2016. Mais si je pouvais écrire davantage qu'une heure par jour, ça irait plus vite. Je pense avoir écrit environ la moitié du roman; ce ne sera pas un bouquin très épais.

Je ne suis pas à la lettre la structure que j'avais prévu de suivre mais cela me permet de laisser libre cours à plus d'improvisation. Le cadre n'est pas trop rigide et je peux adapter le ton et avoir un peu de latitude à l'intérieur d'un squelette défini. C'est à la fois rassurant et agréable. Je sais au début de chaque chapitre ce que je veux raconter et je m'y lance avec un filet minimal, quelques notes prises, des idées qui évoluent et des nouvelles qui apparaissent pendant l'écriture. 

Sinon, de nombreuses idées me viennent pour une autre histoire qui fera à priori l'objet d'un prochain roman, et je les note dans un carnet en prévision de cette future échéance. Les idées sont là, il me manque juste le temps pour écrire de façon plus assidue. C'est assez rageant, j'avoue. La tentation de trouver un travail moins chronophage est bien là mais pas sûr que le reste de la famille adhère au projet ! 

lundi 2 janvier 2017

MANX : Journal de bord - Semaines 15&16

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (13)


Phase 7 - Le second jet ! 
Deux semaines sont passées depuis le dernier point sur l'écriture de ce nouveau roman. Voilà maintenant seize semaines que j'ai commencé à réfléchir à ce projet et déjà six semaines que j'en ai achevé le premier jet. J'ai ensuite relu celui-ci, y ai trouvé pas mal de sujets de fond à revoir et décidé de réécrire complètement un deuxième jet. Mais auparavant il était nécessaire de se mettre au clair sur les objectifs de cette nouvelle version. 
Alors ces deux dernières semaines, j'ai travaillé en ce sens, pas de manière forcenée certes mais suffisamment pour être à peu près clair sur là où je souhaite aller sur ce deuxième jet. J'ai ainsi posé une trame de seize "chapitres" qui donneront lieu à un certain nombre de scènes. Celles-ci ne sont pas figées, je les écrirai au fil de l'eau selon l'envie et l'inspiration du moment. Cela correspond à ce que je souhaitais faire de façon un peu différente du premier jet, en ne prévoyant pas tout à l'avance. Je crois qu'il faut laisser la chance à ses personnages de nous étonner en choisissant eux-mêmes une partie de leur destin. 
Autre sujet qui m'obsédait un peu : le point de vue narratif, sujet sensible sur lequel je n'arrivais pas à trancher en faveur d'un choix plutôt que d'un autre et ce depuis le début ou presque du projet. Désormais je suis clair sur ce point, ayant trouvé je pense le ton juste et la distanciation adéquate pour que chaque personnage puisse s'exprimer de façon équilibrée dans le respect de ses caractéristiques propres. Et surtout je suis convaincu que cela va fonctionner, condition indispensable pour prendre du plaisir en écrivant. 
J'ai également affiné les caractères des deux personnages principaux du récit, trouvant qu'ils manquaient d'épaisseur dans le premier jet. Quelques touches légères pour les ancrer davantage dans la réalité de la fiction, un historique plus creusé et qui ne demande qu'à l'être davantage au cours du deuxième jet. J'espère trouver le dosage adéquat : seule l'écriture me le dira. Car maintenant, assez procrastiné, il est temps de se mettre sérieusement au travail. Après avoir hésité à écrire ce deuxième jet à la main - comme je le fais de façon systématique pour un premier jet - j'ai décidé d'écrire directement à l'ordinateur ce deuxième jet. Et pour avoir la souplesse qu'il me manquait, j'ai investi dans une nouvelle "machine à écrire", un MacBook Pro 2015 qui devrait seconder de manière efficace mon vieillissant iMac 2009. J'en ai profité pour mettre à jour la version de Scrivener, le logiciel que j'utilise pour écrire sur ces petites bestioles. Ce n'est certes pas l'outil qui fait la qualité de ce que l'on produit mais prendre plaisir à travailler sur un environnement confortable, c'est un luxe que j'apprécie. 
Voilà, c'est donc parti pour quelques mois d'écriture. La première scène de ce deuxième jet a été écrite le 31 décembre, j'espère terminer cette nouvelle version au printemps, sans plus de précisions pour l'instant mais il va falloir que je sois régulier et éviter au maximum les journées à 0 mot comme ça a été le cas en ce 1er janvier. L'écriture d'un roman c'est comme la préparation pour un ultra-marathon : sans régularité, on n'arrive à rien. 

lundi 12 décembre 2016

MANX : Journal de bord - Semaines 13&14

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :) Article précédent : Journal de bord (12)

Phase 6 - Goûter la pâte
Bon voilà. Après avoir écrit le premier jet de ce nouveau roman pendant huit semaines, la phase précédente consistait à "laisser reposer la pâte" le temps d'oublier un peu tout ça. Deux semaines pendant lesquelles j'ai travaillé sur un recueil de fictions courtes et de poésies écrites entre 2004 et 2012 et que j'ai publié pendant cet intervalle (Waterloo en maillot de bain). 
Et puis j'ai passé quatre jours à relire complètement ce premier jet, estimant que j'avais suffisamment laissé reposer la pâte comme ça. Une relecture cahier de notes en main avec deux feutres de couleur (bleu/rouge) pour noter ce qui va et ce qui ne va pas. Les problèmes qu'en tant que lecteur je trouve dans une scène ou dans une autre. Les points à retravailler, les passages qui me semblent intéressants à reprendre, les idées à développer, ou au contraire les choses à supprimer.
Maintenant, les interrogations fusent et globalement j'ai plus de questions que de réponses. Concrètement je sens qu'il y a quelque chose de bancal dans ce manuscrit. Alors oui c'est un premier jet et c'est le propre d'un premier jet d'être bancal mais il n'empêche, je me pose vraiment des questions structurantes : 
- le point de vue narratif n'est pas le bon et je n'arrive pas à me décider lequel adopter. 
- les différentes intrigues aujourd'hui entremêlées sont elles nécessaires... Comment simplifier sans tout sacrifier ?
- les personnages sont-ils suffisamment habités ?
Se poser ces questions c'est, quelque part, y répondre... Parce que globalement à la lecture de ce premier jet, je me suis emmerdé et ça, c'est pas bon ! 

Donc, la suite c'est de prendre du recul et remettre en perspective l'histoire que je veux raconter et la façon dont je veux le faire. L'idée c'est de profiter de la semaine de congés à noël pour me relancer dans un nouveau premier jet à la lumière de ces constats. Sans trop me prendre la tête non plus, je n'ai pas envie que le processus créatif soit trop parasité. D'ailleurs je pense que je vais plutôt soigner les personnages et me lancer dans ce nouveau manuscrit sans figer les choses de façon trop marquée (un squelette de la trame narrative oui mais pas de plan détaillé) pour garder de la spontanéité et un ton débridé. 

vendredi 25 novembre 2016

MANX : Journal de bord - Semaine 12

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (10&11)


Phase 4 - Le premier jet (semaine 8)
Vous savez quoi ? C'est la fin de la phase 4 ! Et le pire c'est que j'ai tenu mon objectif de boucler ce premier jet en 8 semaines. J'aurais même pu être plus productif sans les deux longs week-end de toussaint et du 11 novembre pendant lesquels je n'ai pas fichu grand chose. Mais qu'importe, voilà, il est là ce premier jet ! Foi de stormtrooper ! 
Ce manuscrit atteint les 151 feuilles recto verso soit 302 pages de 1600 signes en moyenne, pour un total avoisinant les 500 000 signes. En 50 jours c'est pas si mal mais il faut relativiser : ce n'est qu'un premier jet. Car maintenant les choses sérieuses vont commencer ! Le premier jet c'est rien, ça n'est jamais qu'un brouillon, et quand on a fait ça... ben on n'a (presque) rien fait.

Phase 5 - Laissez reposer la pâte 
Et c'est donc le début de la phase 5. Celle-là, c'est super facile. Il faut attendre et ne rien faire. Le manuscrit est posé sur mon bureau, dans une pochette fermée et il va rester en l'état pendant plusieurs semaines, environ un mois. L'objectif maintenant c'est d'oublier ce que l'on vient d'écrire afin de préparer la prochaine phase qui sera celle de la relecture.  Bon, dans la réalité c'est un peu différent, 48 heures après avoir terminé le premier jet, je commence déjà à réfléchir au schéma narratif qui coince, aux personnages qu'il faut retravailler, aux scènes bancales. Je prends quelques notes rapides sur mon carnet qui ne me quitte jamais mais dans l'idée, il faut que je laisse reposer la pâte. Cela tombe bien : j'ai un recueil de textes très courts écrits entre 2004 et 2014 que je suis en train de corriger et que je voudrais publier pour fin décembre... De quoi m'occuper en attendant la phase 6.

A suivre...

lundi 21 novembre 2016

MANX : Journal de bord - Semaines 10 et 11

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (8&9)

Phase 4 - Le premier jet (semaines 6 et 7)
Elles ont été un peu compliquées ces deux semaines. Peut-être parce qu'inconsciemment je sentais que je m'approchais de la fin du premier jet. Plus sûrement parce que j'ai passé cinq jours à Toulouse en famille à penser à autre chose qu'à écrire. L'efficacité et le rendement en ont pris un sacré coup dans les ridelles! Cette mini coupure m'a été dommageable dans la mesure où elle m'a interrompu alors que je m'approchais du dénouement de l'histoire. J'ai l'impression d'avoir perdu le fil des choses. Bon, d'un autre côté ce n'est pas non plus très grave, il ne s'agit que du brouillon d'une première version, alors...
Bref, voilà une image qui résume très bien l'état de la route que j'essaye de bâtir entre mes idées et le roman que j'espère boucler en 2017... Et en plus c'est typiquement le genre de paysages de certaines scènes écrites cette semaine.
En bouclant cette septième semaine passée sur le premier jet, j'ai presque terminé l'avant dernier chapitre de l'histoire, qui est également le dernier véritable "chapitre" de celle-ci, car celui avec lequel j'ai prévu de clore le roman sera court et fera office d'épilogue. C'est d'ailleurs à ce jour l'unique chose, avec le début, que je suis certain de garder quasiment en l'état dans la version finale. C'est étonnant d'ailleurs, comment les romans se construisent dans ma tête entre l'idée initiale et le résultat final plusieurs mois/années après. En général j'ai une situation de début, puis rapidement une situation de fin et un personnage ou deux. La suite vient après, il faut trouver le cheminement le plus intéressant et le plus amusant à écrire entre ce début et cette fin. Et c'est toujours comme cela que ça fonctionne.
Je vais donc boucler, ces derniers chapitres durant la semaine, et atteindre mon objectif qui était d'arriver à un premier jet écrit en huit semaines. Je ferai un premier bilan à chaud à l'issue de cette première étape certes importante mais encore bien en amont de la construction du récit final. 

A suivre...

lundi 7 novembre 2016

MANX : Journal de bord - Semaines 8 et 9

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (7)

Phase 4 - Le premier jet (semaines 4 et 5)
Voilà deux semaines que je n'avais pas pris le temps de me retourner sur l'écriture du premier jet de ce nouveau roman. Il faut dire qu'un rythme plutôt soutenu du côté du travail alimentaire a mobilisé mon temps et mon énergie. Difficile durant cette quinzaine d'avancer de façon sereine sur le manuscrit même si j'ai réussi à produire du contenu tous les jours. 
J'ai été notamment incapable d'assurer ce rythme initial de 25 feuillets hebdomadaires (équivalent de 50 pages format poche), arrivant péniblement à écrire 34 feuillets sur ces 2 semaines. On pourrait penser qu'il s'agit de calculs d'épicier alors que l'on cause d'écriture de fiction et que ce sont deux aspects bien différents... Certes. Mais encore une fois l'objectif du premier jet est de débiter. Or le débit a pas mal ralenti ces derniers temps et il va falloir donner un coup de collier pour reprendre un rythme plus soutenu. Mon objectif était de finir ce premier jet rapidement, c'est à dire mi-décembre. Néanmoins j'ai coupé quelques chapitres inutiles prévus sur le plan initial qui devront me permettre de terminer début décembre. En effet, 21 des 26 chapitres prévus ont été écrits durant ces 5 semaines. Il me reste donc 5 chapitres ce qui devrait me prendre une dizaine de jours ou plutôt quinze en comptant un weekend en famille pour le 11 novembre où je ne pourrais pas écrire beaucoup. Ce n'est toutefois pas grave, il semble maintenant plus ou moins acquis que je pourrais boucler ce premier jet en huit semaines.
Si l'on parle d'éléments plus précis maintenant, l'histoire prend forme et le gros de ce que je voulais raconter est là. Bon, il y a des incohérences, forcément, mais on s'y intéressera plus tard, après la deuxième version dont l'écriture débutera pour la nouvelle année. Je continue à noter dans la marge du manuscrit quelques remarques en cours d'écriture aux endroits que j'identifie déjà comme devant être retravaillés ou modifiés. Et sur mon carnet à part lorsque ce sont des idées générales qu'il faudra - ou non - incorporer à la deuxième version. J'ai notamment identifié un véritable problème sur l'un des deux personnages principaux de ce récit. Et il va falloir trouver des solutions pour le rendre plus attachant. Bref, le travail du tamis se poursuit, on continue encore à balancer de grandes pelletées de sable sans se préoccuper du reste, et on verra ensuite. Cette écriture décomplexée et imparfaite présente l'avantage de noircir du papier (littéralement) et écrire à la main reste un moment vraiment jouissif que les interfaces les plus agréables des ordinateurs les plus évolués n'ont toujours pas supplanté. 

lundi 24 octobre 2016

MANX : Journal de bord - Semaine 7

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (6)

Phase 4 - Le premier jet (semaine 3)
Où l'écriture prouve une fois de plus son caractère difficilement apprivoisable, quand elle se montre rétive et une école de la résistance. Cette semaine a été amputée d'une journée pour cause d'obligations familiales. Il s'agit de ma première journée blanche depuis le début de l'écriture du premier jet le 3 octobre et je l'ai plutôt mal vécu. Mais qu'importe ! 
J'ai néanmoins pris ma vitesse de croisière qui s'établit à une moyenne de 5 feuillets recto verso par jour ce qui donne pour une semaine environ 50 pages d'un livre de poche. Après cette vingtaine de jours, me voilà donc avec un manuscrit d'un peu plus de 150 pages mais à peine le tiers de l'histoire écrite. J'essaye d'appliquer ce que j'ai lu chez plusieurs écrivains renommés (certains étant même passés du côté des immortels!) consistant à écrire rapidement un gros premier jet pour ensuite écrire lentement un roman court. Voilà, mon plan de bataille est éventé. Jusqu'à la fin de l'année 2016, rush total et écriture frénétique sans se soucier de rien ou presque (en suivant vaguement le fil conducteur de mon plan, tout de même...). Et ensuite on arrêtera les compteurs et on reprendra tout à zéro pour écrire doucement et essayer de faire quelque chose d'acceptable. 
Aussi, cette semaine, il m'est arrivé plusieurs fois après une séance de cinq pages de me rendre compte que 90% de ce que je venais d'écrire ne me serait d'aucune utilité pour le futur roman définitif. Mais qu'importe, les 10% qui restent valent le coup de ce gâchis d'encre. C'est la première fois que je m'essaye à cette méthode, on verra bien ce que ça donnera à la fin. Je veux arriver à être précis et concis sans sacrifier à une certaine esthétique efficace. En un mot, le roman final devra être bref... la quadrature du cercle, ce qui est le plus difficile à atteindre en écriture. Mais c'est encore trop tôt pour penser à tout cela, après trois semaines d'écriture d'un premier jet touffu à souhait, il est encore tant de planter les graines et d'arroser, la machette ce sera pour 2017. 

dimanche 16 octobre 2016

MANX : Journal de bord - Semaine 6

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (5)

Phase 4 - Le premier jet (semaine 2)
La deuxième semaine d'écriture du premier jet vient de s'achever. Ce fut une semaine qui a mal démarré avec notamment une journée de lundi où je trouvais absolument vain tout ce que j'écrivais. Vain dans le style, vain dans le but, vain dans la démarche.
Il m'a vraiment fallu prendre sur moi pour ne pas bousiller tout ce que j'avais écrit jusqu'alors. Et puis je me suis dit qu'il fallait aller au bout de ce foutu premier jet, parce que c'est l'objectif numéro un du premier jet. Et qu'il fallait le prendre vraiment comme tel.
Quelques jours plus tard, j'ai donc bouclé la semaine en avançant à peu près correctement, parvenant ce dimanche à écrire la centième page (1500 signes / page) de ce manuscrit. Je suis donc sur une base d'une cinquantaine de pages par semaine environ. Le point positif c'est qu'à ce rythme là j'aurais terminé pour mi-décembre et que donc début janvier, je pourrais me lancer dans l'écriture de la première version propre du roman, après une relecture de ce premier jet pendant les fêtes. Je ne me fais néanmoins pas d'illusion, beaucoup des pages que j'écris en ce moment sont de la pure merde en barre. C'est ainsi. Mais Hemingway lui même ne disait-il pas "Le premier jet de toute chose est de la merde"
J'ai, je pense, trouvé le bon point de vue narratif, ce qui est une bonne chose. 
En prenant ce premier jet pour le brouillon du roman à suivre, je peux déjà noter en marge de mes feuilles ce qu'il faudra revoir, les passages à conserver et ceux à modifier, prenant des notes en prévision de la réécriture. Je m'éloigne aussi un peu du plan que j'ai rédigé pendant la phase préparatoire et ça c'est plutôt une bonne nouvelle : ça prouve qu'il ne me bloque pas mais en le suivant malgré tout dans les grandes lignes, ça prouve que j'y crois toujours et qu'il n'est pas si pourri que cela. Bref, je ponds, je ponds et on verra bien à la fin ce que ça nous donnera avant d'ouvrir le chantier de l'écriture du roman. Car bien entendu il ne sera pas question de corriger ce premier jet mais bien de tout réécrire.

mercredi 12 octobre 2016

Quand on a trempé l'orteil...

Ce n'est pas parce que c'est difficile que l'on choisit d'écrire. Mais bon sang, c'est difficile. Il n'y a pas de règle ni de méthode, à peine des connaissances, éparses la plupart du temps, et contradictoires les unes avec les autres sur le terreau de ceux qui s'y sont risqués avant nous. Sans oublier nos propres expériences bien sûr, parce que nous ne sommes pas des nouveaux-nés non plus. 
J'ai donc attaqué le premier jet de "MANX" et comme dans tout processus d'écriture, j'alterne les phases hystériques et fiévreuses où je peine à retenir le trop plein d'idées avec les phases de découragement profond, d'abattement total au cours desquelles je ne ponds que de la MEB ("Merde En Barre" pour les intimes). Mais quand on trempé l'orteil dans la rivière de la fiction, on est tenu d'y aller jusqu'au bout et quitte à s'enfoncer dans la MEB, autant le faire à fond. 
Je reviendrai plus en détail en fin de semaine au cours de mon point d'avancement hebdomadaire du projet "MANX" sur les difficultés actuelles. 
En grattant pour m'aérer l'esprit entre deux pages, deux réunions au boulot et deux supervisions de devoirs des enfants, j'ai découvert que certains auteurs connus ne rechignent pas à ouvrir la fenêtre sur leur cuisine, histoire de nous faire voir à quoi ça ressemble de l'autre côté. Je m'intéresse énormément aux secrets de fabrication des romanciers, comment ils travaillent, comment ils préparent un récit, ce qu'ils notent, ce qu'ils improvisent, ce qu'ils planifient, et de quelle manière pratique ils font tout cela. Ces aspects du métier me passionnent, j'aime voir comment travaillent les autres, pour comprendre et pour m'en inspirer si cela peut être utile. 
Jean-Philippe Toussaint, écrivain et réalisateur de son état, publie depuis 1985 chez Minuit des romans que l'on qualifie de minimalistes. Je ne connais que de nom cet auteur traduit dans un grand nombre de pays et je ne l'ai jamais lu. Mais cela ne m'empêche pas de trouver très intéressante la démarche qu'il adopte sur son site web et qui consiste à mettre à disposition les extraits de ses manuscrits, de ses notes préparatoires et de ses plans de travail. Voilà ce que j'appelle la cuisine... Ses plans n'ont rien en commun avec les miens. En prenant par exemple les plans qu'il a rédigés pour "La vérité sur Marie", je me rends compte qu'il les a justement... rédigés. Il ne s'agit pas d'un simple résumé de ce qu'il se passe et tout n'est pas relié de façon claire et évidente. Il y a sur les plans de Toussaint des pistes d'ouverture, des brèches en attente d'être comblées, mais aussi des extraits déjà saisis, des images et des idées qui ont initié la recherche du plan et qu'il a écrites à même celui-ci, dès la phase de conception. 
Un exemple frappant du décalage entre ces recettes de cuisine propres à chacun de nous. On est loin du cadre sûrement trop rigide de mes plans personnels. Et même si j'ai besoin d'avoir une structure plus marquée, peut-être devrais-je en effet assouplir le cadre un peu trop rigoureux de mes tableaux excel de préparation et de plans. Y incorporer notamment certains ingrédients tels que des phrases, des dialogues, des bouts de développements que j'ai en tête à ce moment là mais que je ne prends pas la peine de noter de peur de surcharger... Pourtant se montrer à peine moins synthétique m'aiderait sûrement à trouver plus d'ampleur encore pendant l'écriture proprement dite. Intéressant en tous les cas et peut-être à expérimenter dans le futur...

dimanche 9 octobre 2016

MANX : Journal de bord - Semaine 5

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (4)

Phase 4 - Le premier jet (semaine 1)
Cette fois c'est bel et bien parti. Le lundi 3 octobre vers 4h15 du matin je me suis donc lancé dans le premier jet du projet "MANX". 
Mais le premier jet, c'est quoi au juste ? C'est un brouillon très imparfait, très éloigné de ce que sera le roman une fois terminé. Le but là, c'est d'écrire vite une histoire et de se confronter à tous les problèmes auxquels on n'a pas pensé pendant la phase précédente de conception.
La difficulté consiste à avancer sans se poser de questions métaphysiques. Le but du premier jet c'est d'aller au bout. Et on verra ensuite ce qui foire, ce qui cloche. On aura le temps de tout reprendre après. Mais il faut aller au bout de l'intention qui nous anime au moment de prendre la plume. Donc, on écrit sans se retourner. Il est important, là, de dépoter.
Je me base sur le synopsis mais en m'en écartant plus ou moins selon l'envie. Je ne m'interdis aucune nouveauté, y compris la création d'un nouveau personnage ou la suppression d'une scène, bref... no limits !
Ce qu'il va résulter du premier jet, c'est une histoire bancale, avec des points de vue narratifs mal définis, des changements dans les perspectives de l'histoire, des fils d'intrigues décousues ou qui s'effacent... Sans même parler du style maladroit et foireux, des expressions mal fichues, des tournures tordues... Encore une fois, il faut réussir à passer au-dessus de cela pendant l'écriture du premier jet. Cette imperfection criante est constitutive même de l'exercice. 
Cette semaine j'ai pu écrire cinq scènes soit 26 pages A4 recto verso ce qui représente environ 50 pages d'un roman de poche (1500 signes par page). Ce n'est pas énorme sachant que 80% de ce premier jet va être à jeter et que les 20% devront été réécrits. Qu'importe, c'est une étape extrêmement importante pour se familiariser avec mes personnages. Je les expérimente, j'alterne les points de vue narratifs, je me glisse tour à tour dans la tête de chacun pour les mettre en scène et les faire parler. Je dois les sentir, leur trouver une voix et ensuite, je pourrais les maîtriser pour me lancer dans une version 1. Mais ça c'est encore loin; j'ai prévu de passer 2 mois sur ce premier jet si tout va bien, un peu plus si des imprévus viennent mettre le souk. Bref, l'objectif est d'avoir terminé au 15 décembre.
A suivre... 

dimanche 2 octobre 2016

MANX : Journal de bord - Semaine 4

Cet article fait partie de la série "MANX: Journal de bord" qui se propose de suivre de façon hebdomadaire l'écriture de mon nouveau roman depuis les premières prises de notes jusqu'à l'impression du livre dans... plusieurs mois :)  Article précédent : Journal de bord (3)

Si ce n'est pas encore de la procrastination, ça s'en rapproche... Une semaine mollement remplie sur le front de ce nouveau roman.
Il faut dire que tout était presque prêt pour se lancer dans l'écriture : à peine quelques corrections à apporter au plan et surtout effectuer quelques recherches sur plusieurs domaines que je souhaite aborder dans cette histoire. 

Mon cahier de notes s'est donc étoffé de plusieurs nouvelles pages de notes diverses sur les lieux et les décors qui vont être visités par les personnages de ce roman.
Cette semaine a été également pour moi l'occasion de réfléchir à deux ou trois façons points de vue différents, je n'étais pas encore vraiment décidé sur celui à retenir pour raconter l'histoire. Je crois que maintenant c'est bon, j'ai enfin choisi le point de vue interne, qui changera ainsi de "Brûler à Black Rock" où le point de vue omniscient commençait à me peser. 
J'ai également revu le plan provisoire et retiré deux scènes pour tomber à 26 scènes au lieu des 28 initiales. Quatrième version du plan, je suis mûr pour me lancer dans l'écriture du premier jet.

Phase 4 - Le premier jet
Bon, autant prévenir tout de suite : elle va être longue cette phase ! Quelques semaines au programme pour écrire la première version du roman. Tout n'est pas encore tout à fait en place dans ma tête (et sur le plan) mais il est illusoire d'attendre d'avoir tout planifié et tout prévu pour se lancer dans l'écriture. Ce premier jet est une sorte de brouillon. On doit écrire rapidement et noter tout ce qui ne va pas sans revenir en arrière ni trop réfléchir. Ce doit être le plus naturel possible. J'ai choisi d'écrire à la main, et maintenant je n'ai plus d'excuse pour reculer : j'ai une ramette de papier blanc, une boite entière de Paper Mate Flair M encre noire et mon cahier avec les personnages, le plan et mes notes. En ces premiers jours d'Octobre, il faut donc se lancer. Instaurer une nouvelle routine, une nouvelle habitude (lever aux aurores?) et se couper (un peu) du monde quelques temps.