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samedi 16 mai 2020

Autoédition : Victoire d'Amazon

Amazon a gagné, je capitule. 
Je viens de céder aux sirènes de la plateforme KDP, la filiale d'Amazon qui se spécialise dans l'édition à la demande de livres papier et numérique. Pour quelqu'un qui se fait un point d'honneur à ne RIEN commander chez Amazon, ça la fout mal. Bon, techniquement, je continue à ne RIEN leur commander mais c'est une simple vue de l'esprit. Alors, comment on en est arrivé là, comment j'ai lâché les services de la plateforme "Lulu" avec laquelle j'ai autoédité tous mes livres ? 

Pendant le confinement j'ai reçu plusieurs mails de Lulu m'informant que suite à des modifications sur les structures des fichiers utilisés pour fabriquer mes livres, il convenait de faire des vérifications car peut être mes livres ne sont plus imprimables. Comme j'étais en pleine correction de "Richard, vu de dos", je ne m'en suis pas occupé tout de suite. 
Vers le 20 avril, j'avais fini la correction et j'ai donc lancé l'édition du bon à tirer de ce nouveau roman sur le site Lulu. Avec à la clé pas mal de difficultés car le site a complètement changé son ergonomie (pour faire franchement pire) mais j'ai réussi à finaliser le bon à tirer. Confinement en cours, j'ai attendu trois semaines pour recevoir ce dernier. Entre temps, je ne m'occupe plus de tout cela, et je bascule sur l'écriture d'une nouvelle - réécrite deux fois et terminée depuis. 

13 mai : le bon à tirer arrive enfin. Et là, je constate plusieurs problèmes : interlignes qui ont sauté, saut de page oublié... Et en prime quelques coquilles qui ont échappé à mes dernières séances de relecture. Tel Pénélope se remettant une nouvelle fois à l'ouvrage pour corriger, j'édite une nouvelle version du fichier Word utilisé. Et là, après une heure à tout vérifier, je m'apprête à télécharger le fichier sur Lulu quand je constate que depuis la nouvelle plateforme, on ne peut plus utiliser de fichier DOC comme avant, mais uniquement des fichiers PDF. En tournant sur le site je constate que les changements ne s'arrêtent pas là, car plusieurs de mes livres ont des alertes sur le processus de distribution (alors que je n'avais jamais eu un seul problème en plusieurs années d'utilisation). Un peu à cran, je transforme donc le DOC en PDF en râlant car oui, je vieillis et je développe une tendance à la crispation dès que je fais face à une perte de temps impromptue (pléonasme ? à voir) En tous les cas mon temps disponible, je préfère le passer à lire ou à écrire qu'à faire de la mise en page sur un site à la ramasse. 
Le PDF se charge, il faut attendre que les automates de vérification de la plateforme rendent leur verdict. J'attends quelques instants et là, messages d'erreur sur la transparence incorrecte de mon fichier, plus d'autres messages d'erreur exotiques et franchement pénibles car sibyllins et sans aucune aide pour en trouver la cause... C'en est trop, je rends mon tablier. Merde à Lulu et compagnie ! 
J'ouvre alors une autre fenêtre de mon navigateur et me lance dans une comparaison rapide des offres des différentes plateformes d'impression à la demande (car au fond c'est bien plus de cela qu'il s'agit que d'autoédition, puisque je ne fais aucune promotion ni ne parle jamais de mes bouquins ailleurs que sur ce blog ou sur mon Facebook). 
En résumé c'est très simple : KDP (filiale d'Amazon) est la plateforme plébiscitée en France et ailleurs car c'est à la fois la plus simple et la moins chère. Elle permet en outre de transformer un livre papier en ebook en un clic. Grosse crise d'introspection (Amazon c'est le diable!)  et puis je craque. Tant pis, Amazon a gagné, je vais faire comme les autres, je vais choisir la facilité et surtout le prix le moins cher pour mes rares lecteurs. 

Pour déculpabiliser, je me dis que de toute façon, les autres plateformes appartiennent elles aussi à des géants de l'édition ou du numérique. Et que bon, on parle de quoi au fond, cinq exemplaires de chaque roman que je vais vendre ? Moi, tout petit auteur modeste inconnu et moucheron je ne vais pas aller combattre les chimères avec ma bite et mon couteau. Alors voilà, j'envoie le fichier DOC de "Richard, vu de dos" corrigé sur la plateforme KDP. Et là, franchement, faut reconnaître que c'est autrement mieux fichu que sur Lulu. Tout est clair, facile, ça se charge sans erreur et même l'étape de conception des couvertures est plus ergonomique. Quant à l'outil de vérification avant validation, il est carrément très bien fichu. Et lors de la simulation du prix, celui-ci est tout de suite divisé par deux par rapport à Lulu. Bon, reste maintenant à recevoir le bon à tirer pour savoir si vraiment c'est impeccable. Et si ça l'est, alors je vais supprimer mon compte Lulu et remettre à disposition tous mes livres avec KDP...

lundi 2 septembre 2019

Du papier qui ne brille pas

Je me suis lancé dans l'auto-publication en 2016 à l'occasion de la fin de l'écriture du roman "Brûler à Black Rock. J'avais alors comparé plusieurs sites d'impression à la demande et j'avais choisi de confier la fabrication de mon livre au site américain Lulu. Il m'a fallu un peu de temps pour appréhender les exigences de la publication à la demande, les contraintes de mise en page, de fabrication des couvertures... Lorsque j'ai reçu le premier exemplaire entre les mains, j'étais plutôt satisfait. Mais dès le début, les premiers lecteurs m'ont indiqué que la brillance des pages pouvait être améliorée. Je ne partageais pas leur avis et emporté par l'élan de la correction du fond, en traquant des coquilles oubliées, je m'étais concentré sur le texte.

Les années ont passé, j'ai écrit de nouveaux romans, un recueil de nouvelles, et cette fois c'est moi qui me suis dit que ces pages brillantes gâchaient le plaisir de lecture. Cherchant de nouvelles solutions d'impression à la demande, j'ai notamment effectué un test sur le site Book On Demand (BOD) mais sans aller jusqu'au bout puisque les tarifs pour le lecteur sont plus élevés que sur Lulu. Or, j'essaye de garder en ligne directrice de proposer des bouquins les moins chers possibles. C'est d'ailleurs pour cela que je fixe le prix plancher, c'est à dire le prix le plus bas qu'autorise le site de l'imprimeur à la demande. Pour information je touche 10 centimes d'euro par livre vendu. Et comme je ne fais aucune publicité et que je ne parle pas ailleurs qu'ici de mes bouquins... ça ne va pas chercher loin. 
A gauche : avant / A droite : après
Bref, j'ai décidé de rester chez Lulu mais de passer sur un autre format de livre car le site ne propose pas de la publication au format A5 avec du papier mat. Le format utilisant ce papier non brillant est le format des romans traditionnels des grandes maisons d'édition. J'ai conservé le format A5 de l'épreuve word du fichier que j'envoie à l'imprimeur, donc en terme de paginations aucun changement. Le livre est juste un peu plus haut, et surtout le papier n'est plus brillant. 
J'ai reçu l'exemplaire de démo hier et franchement c'est mieux. Je ne sais pas encore si je vais rééditer tous mes anciens livres selon ce format mais c'est bien possible.