Relecture des 460 pages de la première version terminée. C'est donc parti depuis ce lundi pour la seconde version de ce nouveau roman.
En profitant des températures clémentes de la soirée.
lectures, écritures, avis, combats perdus d'avance et instantanés périmés, morts-nés et autres occlusions de conscience en attendant la suite.
Le premier jet de mon nouveau projet de roman avance à son rythme... ni trop vite ni trop doucement. J'essaye de respecter la règle d'or pour produire quelque chose : écrire chaque jour. Néanmoins j'ai traversé une zone de turbulences dans la gestion de mon temps à la fin du mois de janvier et surtout en février, ce qui s'est traduit par treize jours à zéro ligne.
Joyce Carol Oates fêtera en juin 2018 ses 80 ans. Figure tutélaire de la littérature contemporaine américaine, cette femme singulière a écrit depuis 1964 la bagatelle de 200 livres. Et le plus étonnant c'est que ces livres sont en général d'épais pavés qui dépassent fréquemment les 400 pages. Elle n'est pas seulement une écrivain, elle est une graphomane. Une de ces personnes pour qui l'équation de la vie se résume à "écrire ou mourir". Veuve et sans enfant, la peau sur les os, Oates est un mystère dans la littérature moderne. Comment peut on écrire autant depuis tant d'années ? Où se situent les ressorts psychologiques dans cette obsession biologique pour l'écriture ? Y a t-il un sens à cette quête éperdue de la page à noircir et est-il important de le débusquer ? C'est un peu toutes ces questions qui se posent à la lecture de ce journal épais, diffus et abondant de Joyce Carol Oates.